Intérêt de l’implantation extrahospitalière de l’ECMO pour arrêt cardiaque en région rurale
Communication orale
Etablissements rattachés à ce résumé :
1) 86 - Poitiers - C.H.U. de Poitiers - Pavillon Beauchant - Chirurgie Cardiaque & Thoracique
2) 86 - Poitiers - C.H.U. de Poitiers - Pavillon Beauchant - Département d'Anesthésie

Auteur principal :
Allain Géraldine


Co-auteurs :

Kerforne Thomas2 / Raynaud Camille2 / Lacroix Corentin2 (corentin.lacroix@chu-poitiers.fr) / Mimoz Olivier2 (olivier.mimoz@chu-poitiers.fr) / Jayle Christophe1 (c.jayle@sfctcv.org) / Corbi Pierre1 (p.corbi@sfctcv.org) /

Objectifs :

Chaque année, environ 40000 patients présentent un arrêt cardiaque en France, qui survient en milieu extrahospitalier dans 85% des cas. La mise en place d’une ECMO est une des possibilités thérapeutiques. Certaines équipes ont proposé qu’elle soit implantée en dehors de l’hôpital, sur le lieu de l’arrêt cardiaque par des praticiens non-chirurgiens. Les résultats sont encourageants, mais obtenus dans des zones urbaines densément peuplées. Nous avons donc étudié la faisabilité de ce type de prise en charge en zones rurales.

Matériel et méthodes

Il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective sur 3 ans à partir de la base départementale du registre électronique des arrêts cardiaques. Les patients inclus répondaient aux critères suivants : âge inférieur à 75 ans, arrêt cardiaque devant témoin, durée de no-flow inférieure à 5 minutes, concentration télé-expiratoire de CO2 >10mmHg, présence de signes de vie per-réanimation. Le résultat principal était le nombre de patients éligibles à l’assistance sur la durée de low-flow.

Résultats

Sur 120 arrêts cardiaques en présence de témoins, la réanimation n’a été débutée avant l’arrivée des secours que dans 52% des cas. Trente-deux patients étaient éligibles à l’implantation d’une ECMO. Quinze patients (47%) ont été implantés avec une durée de low-flow de 68 ± 31min. Seul 1 patient était en vie à 1 an sans séquelle. La durée de low-flow estimée en cas d’implantation extrahospitalière aurait été de 39 ± 23min (p=0,056). Cela représenterait 2,16 procédures par an et par praticien.

Conclusions

L’extension de l’implantation extrahospitalière d’ECMO pour arrêt cardiaque en zone rurale semble difficile. En effet, le nombre de procédures par an et par praticien apparaît faible pour une expertise suffisante et la durée de low-flow n’est pas diminuée de façon significative.

Mots-clés :
Assistance circulatoire temporaire (Circulatory assistance, temporary), Démographie (), Résultats (y compris mortalité et morbidité) (Outcomes (includes mortality, morbidity)),